Emmanuel Tecles

Photographe des lieux oubliés et de leur mémoire

Un regard posé sur des lieux abandonnés qui continuent pourtant de raconter une histoire

Emmanuel Tecles photographie des architectures que l’Homme a construites, habitées, puis délaissées. Pourtant, son travail ne parle pas seulement d’abandon.
Derrière les murs altérés, les objets laissés sur place et les traces du temps, il cherche ce qui demeure. Une présence, une mémoire, parfois même une forme de grandeur.
Ses images nous placent face à des lieux silencieux qui, paradoxalement, semblent encore habités par leur histoire.

Chaque photographie commence bien avant le moment du déclenchement

Pour Emmanuel, trouver un lieu fait déjà partie du travail photographique. Il faut chercher, enquêter, préparer le voyage, parcourir parfois des centaines de kilomètres et enfin entrer dans un espace dont on ne connaît encore presque rien.
La photographie vient ensuite. Elle devient l’aboutissement d’une expérience réellement vécue sur place. Ainsi, derrière l’apparente immobilité de ses images se cache toujours une aventure faite de recherche, de déplacement et de découverte.

Regarder autrement ce que l’on pourrait trop rapidement réduire à une ruine

Face à un lieu abandonné, la première réaction est souvent de regretter ce qu’il était. Emmanuel cherche précisément à dépasser cette lecture.
Il observe comment le temps transforme les matières, les couleurs et l’architecture jusqu’à faire apparaître une esthétique nouvelle.

La dégradation devient alors une composante de l’image.
Non pour embellir l’abandon, mais pour révéler la prestance que certains lieux conservent malgré leurs cicatrices.

Explorer des fragments du passé comme autant de territoires encore accessibles

Le voyage occupe une place essentielle dans son travail. Il est géographique lorsqu’Emmanuel parcourt l’Europe et le monde à la recherche de patrimoines oubliés.
Mais il est aussi intérieur. Certains lieux lui donnent accès à des époques qu’il n’a jamais connues et qu’il imagine à travers ce qu’elles ont laissé derrière elles.

Une demeure, un escalier ou une pièce intacte deviennent alors les fragments d’un récit dont il ne reste parfois que le décor.

Préserver l’authenticité d’une expérience tout en laissant une place à l’imaginaire

Certaines photographies d’Emmanuel pourraient sembler construites ou irréelles. Pourtant, les lieux existent. C’est même un point essentiel de sa démarche.

Il ne cherche pas à fabriquer artificiellement un monde fantastique, mais à révéler l’étrangeté que le réel peut contenir.
Son travail repose ainsi sur un équilibre : rester fidèle à ce qu’il découvre tout en composant des images capables de faire naître le doute, la curiosité et le désir d’aller voir plus loin.

Une photographie entre architecture, mémoire et traces d’une présence disparue

L’univers d’Emmanuel Tecles se construit dans cet espace particulier où la présence humaine n’est plus visible mais reste perceptible partout.
Les architectures portent leurs cicatrices, les objets deviennent des indices et le silence laisse davantage de place à l’imaginaire.
Ses photographies ne cherchent donc pas à documenter simplement des ruines.

Elles nous invitent à regarder ce qui résiste au temps et à imaginer les histoires que ces lieux conservent encore.

" Mon travail ne commence pas au moment où j’appuie sur le déclencheur ; il débute bien avant, dans la quête du lieu et de son histoire

EMMANUEL TECLES

EXPOSITIONS - RECOMPENSES -EDITIONS

OUVRAGE : LES FLEURS DU CHAOS

Des lieux abandonnés, mais jamais tout à fait silencieux.

Avec Les Fleurs du Chaos, Emmanuel Tecles nous entraîne dans un monde où le réel finit par troubler l’imaginaire.
Architecture, traces humaines et mémoire s’y mêlent jusqu’à faire de chaque lieu un étrange théâtre.

Préfacé par Babet du groupe Dionysos, le livre est édité en série limitée, numérotée, signée et authentifiée.